mercredi 23 avril 2014

Direction Pointe à Pitre



Lundi 21 avril 2014.
Le vent est de Sud-est, force 4-5 beaufort, la houle de 1.50 à 2 mètres, de forts grains sont prévus sur les iles et les canaux aujourd’hui avec une visibilité sous les grains n’excédant pas 1 mile.
Nous décidons quand même de partir vers Pointe à Pitre à la Guadeloupe.
La bouée 34 est lâchée, elle est de suite reprise par un bateau mouillé un peu plus loin qui certainement observait les bateaux en partance.
Dès que nous franchissons l’abri de terre de haut, le vent se renforce ainsi que la houle. DIONYSOS est gréé à 2 ris dans la gran voile, génois entièrement déroulé, configuration typique des bateaux qui naviguent dans les Antilles.
Et puis, comme prévu par la météo du matin les grains arrivent. On pense toujours qu’ils vont passer à côté et qu’il sera possible d’y échapper, mais non…si quelques uns nous évitent, nous en subissons la majorité, tant ceux-ci sont importants. Le vent monte furieusement, la houle de travers aussi.
Nous réduisons encore la voilure pour terminer à 3 ris dans la gran voile, le génois bien roulé.
Nous contournons la pointe de la Capesterre dont les abords sont constellés de bouées, bouteilles ou tout autre flotteur marquant la présence de casiers de pêche. Un véritable champ de mines qu’il faut contourner dans la houle, les embruns et la pluie battante. Nous sommes complètement trempés.
Nous entrons dans le petit-cul-de-sac marin pour suivre le cheminement des cargos rentrant dans le port de Pointe à Pitre. Pas de risque inutile. Nous longeons l’ilet à cochons, laissons le banc des couillons sur notre bâbord pour virer ensuite sur tribord et rentrer dans la marina du Bas du Fort. A 12 heures 30 nous prenons la place n° 12 sur le ponton d’accueil.
Petit repérage de la marina dont les bureaux sont fermés aujourd’hui, nous somme le lundi de Pâques.
Sur un ponton plus loin nous retrouvons Eric que nous avions rencontré avant notre départ de Gruissan sur son COCO « Miss Scarlett », un bateau de 6.50 mètres avec lequel il a traversé l’atlantique cette année. Il viendra passer cette première soirée en Guadeloupe avec nous sur DIONYSOS.  

Vu les conditions météo de la traversée vers la Guadeloupe, nous n’avons pas pris de photos, mais nous ne tarderons pas en en mettre avec espérons le du beau temps car depuis que nous sommes arrivés ici il n’arrête pas de pleuvoir.



mardi 22 avril 2014

Ballade sur le chameau



vendredi 18 avril 2014
Comme hier, le ciel est chargé de gros nuages gris, des grains fréquents s’abattent sur la baie. Nous attendons la venue du service de livraison des croissants chauds, et pouvons déjeuner d’un copieux et délicieux petit déjeuner. Nous en aurons besoin car nous avons décidé de faire la marche jusqu’au mont « le chameau » qui surplombe les iles à plus de 307 mètres.
Chaussés de nos bonnes chaussures de marche, nous gravirons les pentes du chameau où un petit fort est installé en son sommet. Fort encore de l’époque où Français et Anglais s’affrontaient pour la souveraineté de ces bouts de terre incultes et sans eau.
La vue sur toutes les iles est magnifique. Sur terre de bas, l’ilet à Cabrit, Grand Ilet, la Guadeloupe, la Dominique, sur 360° ce n’est qu’émerveillement et couleurs surprenantes de toutes les teintes possibles de bleu, de vert, et de marron. 
Nous redescendons par un sentier pentu dans les bois à la limite de l’escalade, arrivant directement sur l’anse de Crawen, occupée par des Guadeloupéens venus passer là les fêtes de Pâques.
Retour vers le bourg assoiffés et en sueur. C’est confortablement installés à la table d’un petit snack donnant sur la rue principale « le Mambo » que nous étancherons notre soif et en profiterons pour prendre notre repas.
Retour au bateau en annexe, poussés par un bon vent de plus de 25 nœuds qui souffle en rafales sur la baie. Décidément notre séjour aux Antilles sera des plus venté.

Vue de l'anse du bourg depuis le chameau

Le fort du chameau

Vue magnifique à l'horizon, la Guadeloupe

Vue magnifique, mais beaucoup de vent

Devant le petit fortin

Vue vers le sud, au loin la Dominique

Sentier de descente

Plage de Crawen

La plage de Crawen

Difficile de se perdre

samedi 19 avril 2014

Visite du fort Napoléon



Jeudi 17 avril 2014.
La matinée est maussade et pluvieuse.
Nous partons tout de même sous la pluie gravir les pentes raides bordées de mancenilliers, les arbres poisons, qui mènent au fort Napoléon.
Le fort fut bâti au sommet du morne Mire, à l'emplacement du premier fort appelé "Fort Louis". Il fut détruit en 1809 par les Anglais. Encore une fois Français et Anglais se sont affrontés dans ces iles des Antilles, les vestiges sont nombreux. Cette magnifique forteresse militaire est restée intacte, elle est maintenant classée monument historique.
Achevé en 1867, le fort doit son nom à Napoléon III, qui n'y mit jamais les pieds. Il ne servit jamais non plus de forteresse, en temps de guerre, mais de pénitencier jusqu'au début du siècle dernier.
Aujourd'hui transformé en petit musée sur l'histoire des Saintes et son environnement culturel, sa visite est très intéressante, tout autant que le chemin de ronde, d'où on surplombe la quasi-totalité de l'île, au milieu d'un jardin botanique dédié aux plantes grasses auxquelles se mêlent de nombreux iguanes.
Toute la journée et toute la nuit, le vent balaie l’anse du Bourg, faisant rouler DIONYSOS d’un bord sur l’autre. Les voyages à terre en annexe sont mouillés d’embruns.
Les dauphins ont disparu.

Le fort Napoléon

Musée du fort

Vue depuis le fort

L'intérieur des fortifications

Vue de l'anse du Bourg

Cheveux coupés bien courts

Ouff! c'est lourd

Prêt? Feu!

Iguane endormi sur une branche



Nous sommes sur cette petite ile?

Canon

Baie du Marigot

Autre vue baie du marigot

Magnifique arbre du voyageur

Maison bateau

La maison du docteur

Ponton des annexes

Irènes

Vue de la rue principale

L'achipel des Saintes



Mardi 15 avril 2014.
Aujourd’hui, une longue étape de prévue, de la marina du Marin en Martinique, nous rallierons directement le mouillage de Portsmouth à la Dominique. Les dernières formalités sont faites à la capitainerie, les employés nous aident à sortir de notre place, nous embouquons le chenal de sortie du grand cul de sac marin.
Le vent est d’Est 10-12 nœuds, navigation sans soucis.
Passage devant la grande baie de Fort de France, nous entrons dans la baie de Saint Pierre, toujours aussi rouleuse où nous ancrons quelque temps pour faire les formalités de sortie de la Martinique.
Adieu la Martinique, nous y avons plus d'un mois et demi, nous partons pour Prince Ruppert Bay à Portsmouth, le vent toujours d’Est accélère dans le canal de la Dominique, la houle monte aussi, mais ces conditions restent parfaitement manœuvrantes pour Dionysos gréé à 2 ris dans la grand voile et génois entièrement déroulé. Rien à voir avec notre dernière traversée avec Alexandre, Marie et Jérôme. La vitesse est bonne, plus de 7 nœuds, un régal.
La nuit tombe rapidement, la pleine lune éclaire les flots comme en plein jour.
A 0 heure 45, nous entrons dans la grande baie de Portsmouth où nous jetons l’ancre sur fond de sable, pas de problème, nous avions déjà repéré ce magnifique mouillage.
87 miles en 14 heures, pas mal…
Portsmouth ne sera juste qu’une escale pour ne pas arriver de nuit aux Saintes, iles au sud de la Guadeloupe, notre destination.
Le lendemain matin debout 8 heures, petit déjeuner rapide, levé de l’ancre pour l’anse du Bourg sur l’ile de Terre de Haut dans l’archipel des Saintes.
3 heures de navigation, nous empruntons la plus grande passe, celle de Sud-ouest, laissons le rocher de la Vierge sur notre tribord et passons entre la pointe du fer à cheval et la pointe Boisjoli. Les passes sont encombrées de bouées, ou de simples bouteilles de plastique signalant des casiers de pêcheurs. Il y en a partout, et c’est debout à la proue que je signale le chemin à prendre à Irène à la barre.
Arrivés à l’anse du bourg, nous sommes accueillis par un groupe de dauphins qui viennent nous souhaiter la bienvenue en nageant à l’étrave de DIONYSOS. Face à l’église du village, nous prenons la bouée n° 34 que vient juste de laisser un gros catamaran en partance.
Ici le mouillage est réglementé, il doit impérativement se faire sur bouées, les bateaux sont nombreux, et il n’y a pas de place pour tous, nous avons un bon coup de chance, une place se libère à notre arrivée, peut être l’aide des dauphins…
Rangement du bateau et nous descendons à terre faire les formalités d’entrée en Guadeloupe. C’est au centre multi services des saintes que nous ferons les clearances (1 euro), et payerons la bouée, 9 euros par jours. Le centre est situé dans la rue à droite après le ponton des ferrys. Il est tenu par une sympathique et souriante jeune fille qui nous donne toutes les informations utiles.  Pas mal de services sont proposés, ramassage des ordures au bateau, service de laverie, accès à l’eau potable au ponton des ferrys (1 euro les 100 litres), cybercafé et services informatiques, nous nous laisserons tenter par le service de livraison matinale de croissants et de viennoiserie, le top au petit déjeuner…
Nous réservons jusqu’au lundi 21 avril, car il est prévu un coup de vent cette fin de semaine.
Effectivement le vent se lèvera dans la soirée, nous sommes biens contents d’être tranquillement accrochés à une solide bouée, bien que le mouillage soit rouleur dans la baie mais ça, nous sommes habitués.

Navigation vers les Saintes

lundi 14 avril 2014

Le départ des vacanciers



Vendredi 11 avril 2014.
Toute bonne chose à une fin, les vacances d’Alexandre, Marie et Jérôme se terminent là, après une dernière journée baignade à la plage du Vauclin, et la visite de la rhumerie Clément, nous ramenons une partie de l’équipage à l’aéroport.
Tout le monde est très triste de se quitter après tant d’aventures et de moments forts passés ensembles.
Les au revoir sont mouillés de quelques larmes, l’avion décolle, Irène et moi rentrons seuls au bateau. Le repas du soir sera silencieux, l’appétit absent.
La présence d’Alexandre et de nos amis Jérôme et Marie pendant 15 jours aura changé notre quotidien quelque temps, le partage d’émotions et de découvertes nous aura fait énormément de bien.
Merci à vous trois d’avoir partagé ces moments forts avec nous.
Mais notre aventure continue…

Essai de chapeaux

Navigation cool

Le rocher du Diamant

Alexandre essai des chapeaux

La plage du Vauclin

La plage du Vauclin, une véritable carte postale


Retour vers le Marin à la Martinique



Lundi 07 avril 2014.
Le retour de Portsmouth en Dominique  vers la Martinique sera plus musclé que l’aller.
Dés que nous quittons l’abri de l’ile et gagnons le canal de la Dominique, le vent d’Est de 18 à 27 nœuds lève une mer agitée qui secoue DIONYSOS, l’équipage et nos estomacs.
Jérôme enthousiaste au début de la traversée n’y résistera pas, après un temps de lutte contre le mal de mer qui grandissait en lui, il se soulagera en rendant à la mer son léger petit déjeuner du matin.
Le canal de la Dominique franchi, le calme de la côte sous le vent de la Martinique sera le bienvenu et nous pourrons continuer jusqu’à Fort de France, sa préfecture.
A 17 heures nous ancrons sous le fort.
Le lendemain, nous faisons les formalités d’entrée au ship prés du quai des ferrys, accompagnés par un pêcheur local qui nous montre le chemin.
Nous prenons une navette pour passer la journée à la pointe du bout. La baignade dans l’eau claire et chaude sera un ravissement. Journée détente…
Retour tranquille sur le Marin, où comme à l’accoutumée le passage entre les anses d’Arlet et le rocher du Diamant se fera au près très serré, mer peu agitée de face.
Le mercredi 9 avril 2014 nous prenons notre place au quai n°2 de la marina, la navigation avec nos invités se termine là.

Au marché de Fort de France

Plage des Trois ilets, le pied!

L'hotel sur la plage des 3 ilets

Départ en navette

DIONYSOS au mouillage sous le fort

Le village créole

Petite plage aux trois ilets

dimanche 13 avril 2014

La Dominique



Vendredi 04 avril 2014.
  Lever de très bonne heure. APSARA est déjà parti, nous ne le retrouverons qu’à Saint Martin. Nous mettons DIONYSOS sur la route de la Dominique, puis, tant que nous sommes sous l’abri des côtes de la Martinique, nous prenons tranquillement notre petit déjeuner.
La traversée du canal de la Dominique se passe idéalement, le vent d’Est de 10 à 17 nœuds nous fait franchir cette étape rapidement. A 15 heures et 55 miles plus loin nous prenons une bouée dans la baie de Portsmouth. Prix de la bouée, 25 $EC par jour.
A l’habitude de ces iles des Antilles, un « Boat Boy » nous attend au large pour nous accueillir et nous diriger vers une des bouées de l’association qui gère le mouillage.
Notre « Boat Boy » s’appelle Jérôme, il parle parfaitement le français, ce qui est fort intéressant pour nous qui avons tant de mal avec la langue anglaise.
Il nous propose plusieurs activités, dont une balade sur la fameuse « Indian River » et un grand tour du nord de la Dominique en taxi, avec une petite baignade dans les eaux fraiches et claires d’une rivière en pleine montagne.
Nous acceptons ces propositions et donnons rendez vous le lendemain à 9 heures au bateau.
Nous passons la soirée au restaurant « BLUE BAY » où la serveuse de forte corpulence, le buste serré dans un chemisier blanc laissant clairement déborder ses formes généreuses, mini jupe noire, bas résille et, comble du raffinement vestimentaire….tongs, nous sert 2 repas alors que nous avions commandé pour 5. Marie c’est en premier rendu compte de la bévue lorsque notre non souriante serveuse a dressé la table avec 2 couverts. Toute la tablée s’est alors laissé à de retentissants éclats de rire. Situation que la serveuse n’a pas de suite comprise, puisque au bout d’un moment elle a fait appel à une personne parlant le français pour comprendre la situation.

Sur le ponton du BLUE BAY

Deux repas pour 5 Jérome se dessèche
















Samedi 05 avril 2014.
Jérôme, notre boat boy vient nous chercher avec sa barque à l’heure dite et nous commençons la ballade sur la rivière indienne, l’Indian River.
Nous sommes de retour aux temps ou les forêts n’étaient pas encore exploitées par l’homme. Des arbres immenses aux racines enchevêtrées bordent la rivière aux eaux tranquilles. La canopée forme un tunnel ombragé. C’est le calme absolu, simplement troublé par les commentaires de Jérôme, le bruit de ses rames dans l’eau, les moteurs sont interdits sur la rivière, et le cri des oiseaux à notre passage.
Au détour d’un méandre, une cabane avec un petit ponton délabré, c’est la demeure de Calypso, la sorcière du film « Pirate des Caraïbes ». En effet, une bonne partie de ce film maintenant de légende a été tourné dans cette forêt surprenante.
Au terminus de la zone navigable un bar nous accueille pour une boisson rafraichissante, puis ce sera le retour vers notre point de départ.
La visite de l’ile de la Dominique se poursuit avec un grand tour de la partie nord, au volant du taxi bien évidement Jérôme. Un bon bain dans les cascades d’eau fraiches d’un torrent de la montagne, Jérôme nous ramènera sur DIONYSOS à plus de 19 heures, sous une pluie battante.
Une journée bien remplie où les images de cette ile magnifique et sauvage resteront gravées dans nos mémoires.

Départ sur l'Indian River

Début de la ballade

Les racines des arbres plongent dans la rivière

Racines tortueuses

La cabane de Calypso (Pirate des Caraïbes)

Un tunnel de verdure

Sorcière sortant de sa cabane

Sur l'Indian River

Reflets d'eau

Végétation luxuriante

Jérôme, le guide nous montre l'entrée du campement

A l'ombre des feuilles

Racines enchevétrées

Les deux miss au bar