dimanche 20 octobre 2013

Puerto Rico


Samedi 19 octobre 2013. 

Départ du bateau à 10 heures pour prendre le bus en direction de Puerto Rico sur la côte sud est de l’ile, situé à 1 heure de bus de Las Palmas il est réputé pour ses plages et ses paysages.
Nous prenons donc 2 billets aller-retour pour ce village et montons dans le bus bleu turquoise n°91 de la compagnie GLOBAL. Une multitude de des bus de cette compagnie desservent les endroits les plus reculés de l’ile.
Les chauffeurs prennent  les routes sinueuses pour de véritables circuits automobiles.
Un voisin de ponton nous avait prévenu, « vous allez voir, ils conduisent comme des fous ». Cette information était tout à fait exacte, le bus se maintenant en permanence sur la voie centrale de la route, ou sur la voie la plus à gauche, doublant systématiquement voitures et camions.
Effectivement en moins d’une heure nous sommes rendus à Puerto Rico dont nous avons loupé la station et après que le conducteur nous ai demandé de descendre, nous avons du prendre un autre bus en sens inverse pour nous rendre enfin à destination.
Puerto Rico n’est pas ce que l’on peut appeler un petit village tranquille.
C’est une station balnéaire envahie d’allemands, d’anglais et de hollandais. Tout ici est écrit en leurs 3 langues.
C’est la destination favorite des retraités de ces peuples du froid qui viennent ici se réchauffer à peu de frais au chaud soleil des canaries.

Les transats sur la jetée


Bateau promenade à moteur

Bateau promenade à voile, mais qui ne les mettra pas

Une jolie photo

Des milliers de transats alignés au cordeau

Ravin à sec, pas top Gran canaria pour la pêche à la truite!

Ravin à sec envahi de cactus

Descente du bus























































Il fait chaud en ce 19 octobre, les plages sont bondées et les activités de tourisme de masse vont bon train. Bateaux charter faisant faire une sortie en mer, parachute ascensionnel, musique à donf sur les quais, bière qui coule à flot, des milliers de transat en plastique de couleur blanche alignés au cordeau sur la plage et la jetée.
En conclusion, tous ce que nous évitons.
Un grand tour sur le port construit de toute pièce pour ce genre de tourisme et nous remontons dans notre bus bleu turquoise n° 91 pour un retour aussi mouvementé.
Le paysage de cette partie de l’ile est totalement différent de celui des environs de Las Palmas.
Tout est sec, tous les ravins sont à sec et les fonds sont envahis de cactus florissants.
Quelques petites parcelles sont couvertes de serres abritant légumes et bananiers.
Nous n’avons pas vu d’animaux domestiques, mouton ou vache, de toute manière ils n’auraient rien à manger, pas un brin d’herbe à se mettre sous la dent.

samedi 19 octobre 2013

Visite de Las Palmas

 

Vendredi 18 octobre 2013.

Aujourd’hui ce sera visite de la ville de Las Palmas.
En nous partons pour 6 heures de marche dans les rues de cette ville à l’histoire chargée.
La ville de Las Palmas fut fondée le 24 juin 1478, lorsque le capitaine castillan Don Juan Rejón a commencé la conquête de l'île de la Grande Canarie.
Elle fut bâtie à l'emplacement d'une importante palmeraie, ce qui lui donna son nom.
C’est après une première escale à Las Palmas de Gran Canaria du 9 août au 6 septembre 1492 que Christophe Colomb mettra cap à l’ouest-sud-Ouest pour atteindre selon lui les Indes orientales. Il en restera persuadé jusqu’à son 4ème voyage.
Faut dire pour sa décharge que les satellites n’existaient pas à l’époque, pas plus que le GPS.
Depuis les Grecs anciens il était connu que la Terre est ronde, et Ératosthène avait donné une estimation à peu près exacte de sa circonférence avec un équateur d'environ 30 000 kilomètres au lieu de 40 075 kilomètres.
Certains pensaient encore que la terre était plate et gare à celui qui aurait pu penser le contraire, il lui en cuisait au vrai sens du terme. 
 




Pas d'erreur, Calle Colon, comme son nom l'indique

Christophe était là à attendre les touristes







 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La cathédrale, en regardant bien, on voit Irène

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous visitons donc le musée Christophe Colomb qui reprend essentiellement ses différents voyages vers les Antilles, le Mexique, le Panama. Il en effectuera 4 et mourra, le pauvre, persuadé qu’il avait atteint les côtes orientales des Indes et ne saura jamais qu’il avait atteint les côtes d’un nouveau monde et les Amériques.
Comme il est souvent d’habitude dans nos sociétés, son compagnon Amerigo Vespucci se fera attribuer le fait que les terres que Christophe Colomb avait découvertes n'étaient pas l'Asie mais en réalité le Nouveau Monde.

Cabine du capitaine

La santa Maria, 27 mètres 39 personnes à bord

Les 4 voyages de Colomb

Le patio du musée, maison de Colomb



Instruments de navigation de l'époque


On sait pas qui c'est???le peintre Manuel Mendez
 

 

Arrivée à Las Palmas


Jeudi 17 octobre 2013.

Nous levons l’ancre à 8 heures de ce mouillage qui s’est révélé très sûr, mais aussi très rouleur pour nous rendre à Las Palmas sur l’ile de Gran Canaria.
Navigation sans soucis, vent de Nord-est 5-10 nœuds, pas de houle mer belle, une bonne journée de voile. Nous franchirons les 50 miles qui nous séparent de Las Palamas en un peu plus de 8 heures, ce qui donne une bonne moyenne.
 

Une traversée bien tranquille

Vue de Gran Canaria depuis le large
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans la taille des ports, nous changeons d’échelle. Ce n’est plus une marina réservée aux plaisanciers, mais un véritable port de commerce où les paquebots de croisières, les ferrys et les cargos côtoient les petits bateaux de plaisance comme nous.
Nous nous dirigeons vers la marina qui se recroqueville entre ses deux digues dans l’entrée ouest de cet immense port.
On nous attribuera la place I 20 entre deux pontons, nous laissant juste la place de manœuvrer.
Une superbe marche arrière pour se mettre en place, et, évidement, au dernier moment, une rafale malencontreuse met DIONYSOS en travers et nous nous retrouvons  en complète pagaille.
Irène poussant pour ne pas s’emmêler dans les pendilles des bateaux voisins et pour éviter leurs ancres destructrices, moi essayant d’éviter que la poupe de DIONYSOS ne dévaste les chandeliers du bateau situé de l’autre côté.
Nous arrivons en fin à remettre le tout dans l’axe et passer les amarres au marinero perplexe sur nos talents de marins.
A 17 heures DIONYSOS est solidement amarré à son ponton, nous pouvons respirer et nous détendre. Nous sommes en nage.
Une petite douche réparatrice, et ce sera un restau sur les quais du port.

A la tienne!!

On se laisse pas abattre
 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
Que ceux qui nous font remarquer que nous passons notre temps au restaurant se rassurent, nous ne le passons pas qu’au restaurant, nous marchons beaucoup, et nous fréquentons aussi les bistrots pour se désaltérer, car ici la journée, il fait vraiment chaud et il faut bien s’hydrater. Une bière TROPICAL ou un « sumo de pina » sont toujours les bienvenus.

 
 

Le poème de JJP

Pour notre départ, JJP, notre barde de l'équipe avait préparé un poème qu'il nous fit parvenir à postériori, et que nous publions ce jour avec un grand plaisir et une grande émotion. Merci et bravo JJ pour tes textes toujours inspirés.
 

Au plaisir des dieux

Dionysos met les voiles, les alizés l’attendent!
Impatients de sentir leurs ailes les embrasser,
Déjà ils se rassemblent, se concertent. Avisés,
Ils enflent leurs poumons ! Les flots déjà se fendent!

Nous sommes là, pantelants, sur le quai, amassés
A suivre, les pieds à terre et les rêves à l’esprit
Les dernières manœuvres. Et la mine ébahie
Voir, comme le temps, les amarres se larguer.

D’Hercule il franchira les colonnes d’occident
Ni Charybde, ni Sylla, ni Cyclope ni Circé
Ne le feront faiblir dans sa course au soleil !

Et ses deux capitaines, négligeant le sommeil
Comme des arcs tendus, les yeux écarquillés
Ouvriront grand leurs bras aux îles sous le vent.

JJP

jeudi 17 octobre 2013

Puertito de la Luz


Mardi 15 octobre 2013.

Le véhicule rendu à l’agence de location et le port payé, nous larguons les amarres à 11 heures pour une directe pour Las Palmas sur l’ile de Gran Canaria.
Le temps est beau, les prévisions de vent sont favorables et la mer est belle. Pas plus de 15 nœuds, c’est parfait. 






Ile de los lobos


Ca monte, jusqu'à 22 noeuds

Avec le vent, la houle
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Nous passons l’Estrecho de la Bocayna qui sépare l’ile de Lanzarote de celle de Fuerteventura, et là, le vent commence à monter, 5-6, puis 6-10, puis encore 10-15, et encore 15-20 nœuds, Irène observera 22 nœuds à l’anémomètre.
Pour les non marins, 1 nœud fait 1852 mètres, vous faites la multiplication…(attention au positionnement de la virgule pour les km/h).
Au début, la grand voile est haute, ainsi que notre génois et DIONYSOS avance fièrement.
A mesure que le vent forci,  nous prenons 1 ris, puis 2, et enfin 3, le maximum que permet notre grand voile. Le génois est enroulé de la même manière, et DIONYSOS continue de filer ses 6-7 nœuds poussé par ces quelques mètres carrés de toile.
Mais avec le vent, même s’il est portant, vient la houle, qui commence elle aussi à monter fortement et déferle sur notre arrière dans un bruit impressionnant. Le bateau devient inconfortable et cette navigation devient totalement déplaisante.
Nous nous dirigeons donc vers la pointe sud ouest de Fuerteventura pour nous mettre à l’abri dans une anse au doux nom de Puertito de la luz (petit port de la lumière). 


 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous jetons l’ancre à 0h45 devant ce petit village bas, éclairé, contents que cela s’arrête.
La houle qui fait le tour de la pointe imprime quand même un fort roulis au bateau ce qui ne nous empêchera pas de dormir, mais c’est dans l’habitude des BLANC (dixit François).
Nous resterons ici jusqu’à jeudi, jour ou les prévisions météo semblent devenir plus clémentes pour nous. 5-10 nœuds annoncés. On verra bien…Nous avons maintenant compris que les prévisions sont toujours plutôt optimistes et nous serons plus vigilants.

La cueva de los Verdes


Lundi 14 octobre 2013.

Nous profitons de la location de cette magnifique OPEL Corsa pour trouver un magasin d’accastillage puisque nous cherchons de la drisse en vue de remplacer notre bosse de ris qui a souffert, et aussi compléter notre avitaillement.
C’est à Arecife que nous trouvons dans une petite rue la FERRETERIA MARINE qui propose toute sorte de choses, de la drisse, mais trop cher pour nous qui en voulons 35 mètres.
Par contre nous achetons tout un lot de manilles inox pour un prix vraiment dérisoire. 2 de ces objets indispensables sur un bateau ayant eu l’idée de s’échapper à notre vigilance durant la traversée Gibraltar-Canaries pour plonger dans les profondeurs océanes et rejoindre le paradis des manilles perdues.
Plein d’eau en bouteilles, packs de lait et quelques courses ont complétés l’avitaillement du bord.
Nous avons évité tout ce qui est crèmes et Yaourts, car, sous la même marque et la même appellation que chez nous, mais en espagnol, les produits n’ont pas du tout le même gout, souvent très sucrés, et avec des gouts proches de ceux laissés à la sortie de chez le dentiste. Nous n’avons pas les mêmes gouts que nos voisins Espagnol, il faudra qu’on s’y fasse. 

 

L‘après midi sera consacré  à la visite de la Cueva de los Verdes, formation naturelle issue du volcanisme. Impressionnant ce dont la nature est capable tant dans sa beauté que dans sa puissance. Ce tunnel de lave fait 7 km de long et relie le volcan à la mer. Nous ne ferons pas les 7 km mais un seul qui est maintenant aménagé pour les visites.
 
La femme des Cuevas

L'homme des Cuevas




Un couple d'hommes des Cuevas

Stalactites de lave


 
Ce n’est plus à l’échelle humaine.