jeudi 17 octobre 2013

Puertito de la Luz


Mardi 15 octobre 2013.

Le véhicule rendu à l’agence de location et le port payé, nous larguons les amarres à 11 heures pour une directe pour Las Palmas sur l’ile de Gran Canaria.
Le temps est beau, les prévisions de vent sont favorables et la mer est belle. Pas plus de 15 nœuds, c’est parfait. 






Ile de los lobos


Ca monte, jusqu'à 22 noeuds

Avec le vent, la houle
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Nous passons l’Estrecho de la Bocayna qui sépare l’ile de Lanzarote de celle de Fuerteventura, et là, le vent commence à monter, 5-6, puis 6-10, puis encore 10-15, et encore 15-20 nœuds, Irène observera 22 nœuds à l’anémomètre.
Pour les non marins, 1 nœud fait 1852 mètres, vous faites la multiplication…(attention au positionnement de la virgule pour les km/h).
Au début, la grand voile est haute, ainsi que notre génois et DIONYSOS avance fièrement.
A mesure que le vent forci,  nous prenons 1 ris, puis 2, et enfin 3, le maximum que permet notre grand voile. Le génois est enroulé de la même manière, et DIONYSOS continue de filer ses 6-7 nœuds poussé par ces quelques mètres carrés de toile.
Mais avec le vent, même s’il est portant, vient la houle, qui commence elle aussi à monter fortement et déferle sur notre arrière dans un bruit impressionnant. Le bateau devient inconfortable et cette navigation devient totalement déplaisante.
Nous nous dirigeons donc vers la pointe sud ouest de Fuerteventura pour nous mettre à l’abri dans une anse au doux nom de Puertito de la luz (petit port de la lumière). 


 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous jetons l’ancre à 0h45 devant ce petit village bas, éclairé, contents que cela s’arrête.
La houle qui fait le tour de la pointe imprime quand même un fort roulis au bateau ce qui ne nous empêchera pas de dormir, mais c’est dans l’habitude des BLANC (dixit François).
Nous resterons ici jusqu’à jeudi, jour ou les prévisions météo semblent devenir plus clémentes pour nous. 5-10 nœuds annoncés. On verra bien…Nous avons maintenant compris que les prévisions sont toujours plutôt optimistes et nous serons plus vigilants.

La cueva de los Verdes


Lundi 14 octobre 2013.

Nous profitons de la location de cette magnifique OPEL Corsa pour trouver un magasin d’accastillage puisque nous cherchons de la drisse en vue de remplacer notre bosse de ris qui a souffert, et aussi compléter notre avitaillement.
C’est à Arecife que nous trouvons dans une petite rue la FERRETERIA MARINE qui propose toute sorte de choses, de la drisse, mais trop cher pour nous qui en voulons 35 mètres.
Par contre nous achetons tout un lot de manilles inox pour un prix vraiment dérisoire. 2 de ces objets indispensables sur un bateau ayant eu l’idée de s’échapper à notre vigilance durant la traversée Gibraltar-Canaries pour plonger dans les profondeurs océanes et rejoindre le paradis des manilles perdues.
Plein d’eau en bouteilles, packs de lait et quelques courses ont complétés l’avitaillement du bord.
Nous avons évité tout ce qui est crèmes et Yaourts, car, sous la même marque et la même appellation que chez nous, mais en espagnol, les produits n’ont pas du tout le même gout, souvent très sucrés, et avec des gouts proches de ceux laissés à la sortie de chez le dentiste. Nous n’avons pas les mêmes gouts que nos voisins Espagnol, il faudra qu’on s’y fasse. 

 

L‘après midi sera consacré  à la visite de la Cueva de los Verdes, formation naturelle issue du volcanisme. Impressionnant ce dont la nature est capable tant dans sa beauté que dans sa puissance. Ce tunnel de lave fait 7 km de long et relie le volcan à la mer. Nous ne ferons pas les 7 km mais un seul qui est maintenant aménagé pour les visites.
 
La femme des Cuevas

L'homme des Cuevas




Un couple d'hommes des Cuevas

Stalactites de lave


 
Ce n’est plus à l’échelle humaine.

 

 

dimanche 13 octobre 2013

Le parc national de Timanfaya



 

Des amarrage en laiton poli


DIONYSOS à Puerto Calero


Nous louons une Opel CORSA
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Ce matin nous sommes allés louer une voiture, une magnifique OPEL CORSA jaune pâle qui nous permettra de nous déplacer un peu plus librement depuis Puerto Calero. Le plus grand des marins, lorsqu’il arrive au port, devient tout à coup un piéton comme les autres, avec toutes les limites que cela comporte.
Nous louons donc ce véhicule pour 2 jours,  et profitons de cette première journée pour nous repérer un peu sur cette ile.
Nous nous dirigeons vers Arrecife pour repérer les éventuels commerces afin de compléter nos provisions, eau et lait dont nous faisons en définitive une bonne consommation.
Puis nous nous dirigeons vers le centre de l’ile et la côte ouest avec son parc national de Timanfaya et ses montagnes de feu.
Depuis Arrecife situé sur la côte, les volcans sont visibles de toute part. Plus nous avançons, plus la route devient sinueuse et monte progressivement.
Et puis nous arrivons sur la lune. 



Nous sommes sur la lune


Comme dans tout désert, il y a des chameaux, normal!

Chameau, dromadaire, on n'ouvrira pas la discussion, 1 bosse, 2 bosses...

Des pieds de vigne protégés par leurs petits murets

La maison du Parc





L'emblème du Parc
Le paysage est véritablement lunaire, entièrement aride, l’impression que nous avions eue depuis la mer se confirme ici.
Des rochers entremêlés,  des coulées de lave solidifiées, des immensités de sable volcanique.
La dernière éruption du volcan s’est produite le 1er décembre 1726 et a modifié profondément la géographie de Lanzarote. La végétation n’a pas encore repris ses droits, même si ça et là quelques herbes et plantes s’évertuent à prendre racine
Ici aucun avenir pour l’agriculture, de toute façon il n’y a pas de terre et elle est impossible.
Mais l’homme a toujours su tirer le maximum des peu de ressources qu’il avait à sa disposition pour survivre. A certains endroits bien précis épargnés par l’éruption, de petits murets de pierre volcanique délimitent une petite enceinte de quelques mètres carrés abritant un pied de vigne qui donnera le célèbre vin de Malvoisie.
Ces murets sont disposés en arc de cercle sur les versants, protégeant le sep contre le vent dominant du nord-est et renvoyant la nuit la chaleur acculée le jour. Ici pas question d’envisager une quelconque mécanisation, tout se fait à la main.

 

 

samedi 12 octobre 2013

Lanzarote

L'ancre est levée à 9h30 et nous poursuivons notre voyage le long des côtes Est de l'ile de Lanzarote, toujours plus au sud.
Cette île est une ile volcanique comme sa petite soeur Graciosa, très sêche et désertique. Toujours pas de végétation ni d'arbre. Gaby n'y a ici aucun avenir dans l'agriculture
Par contre, une grande partie de cette côte est très peuplée le long du litoral, les constructions sont toutes basses, et toutes de couleur blanche.
Après 7 heures de navigation, nous entrerons à Puerto Calero, petit port privé.
L'accueil est des plus avenant, le personnel vraiment attentif aux équipages de passage.

Une ile désertique

Des maisons blanches le long de la côte

C'est arride

La mer peut être dangereuse même pour les cargos


Ce sera une entrecôte sauce roquefort

Irène expose ses bijoux (fantaisie)






























La journée se terminera par un bon repas au restaurant du port, où nous avons commandé une belle entrecôte sauce roquefort accompagnée évidement un vin local, le malvasia de Lanzarote. Il y avait bien longtemps que n'ous n'avions pas mangé de viande..

L'ile de Graciosa


Jeudi 10 octobre 2013.

Le mouillage est sûr, mais rouleur, et certaines méchantes langues de notre ponton à Gruissan diront que c’est une habitude avec les Blanc.
La nuit fut réparatrice et c’est en annexe que nous débarquons à terre après 8 jours passés sur le bateau sans en descendre.
L’ile de Graciosa est une ile volcanique assez jeune, la dernière éruption du volcan Teneguia au sud de l’ile de La Palma a eue lieu en 1971.
La première impression est celle d’un désert. Pas d’arbre, pas d’eau, pas de ruisseau. Plein de petits volcans qui dominent des plaines de sable arides. Une végétation désertique constituée de buissons épineux dont je ne connais pas la marque. Une pie grièche s’est envolée d’un buisson à notre passage, c’est le seul animal que nous avons pu voir.
Lorsque nous arrivons au bourg de La Sociedad en longeant la grève, nous aurions aussi bien pu être transportés dans un western de Sergio Leone, il ne manquait plus que la musique d’Enio Moricone et quelques cavaliers surgissant au grand galop des rues poussiéreuses pourchassés par un shérif impitoyable.
Irène a oublié le drapeau

Coulée de lave sur la plage



Désert

C'est sec, très sec



Le désert côtoie les maisons

Décort de western??



Bocadillos et DORADA


Bateau prêt pour la transat

DIONYSOS au mouillage
 





























Nous ne rencontrerons pas de cowboys ni d’indiens, mais des hordes de touristes venus depuis Lanzarote en navettes passer la journée sur les plages de sable fin, les bras chargés de tous les accessoires indispensables au touriste plagiste, c'est-à-dire, le grand sac pour le casse croute, le parasol, les kilos de crème solaire à étendre sans modération suivi de ses gosses braillards.
Ici aussi le tourisme est devenu la principale activité de cette ile déshéritée.
Nous profiterons de la douceur et la quiétude de la terrasse ombragée d’un café sur le port pour se rafraichir d’une bière Dorada, spécialité des Canaries, d’un jus d’ananas-poire (à découvrir) et d’un bocadillo al lomo.
Retour sur DIONYSOS  qui nous attend tranquillement sur son mouillage.