dimanche 16 mars 2014

Retour au Marin en Martinique



Mercredi 12 mars 2014.
Ce matin le ciel est bas et nuageux. Une pluie fine et froide s’abat sur la grande baie.
Nous levons l’ancre à 8 heures 30 pour la traversée du canal de Sainte Lucie. 
Le vent est d’Est, 10-15 nœuds. Nous gardons le moteur aidé par le génois entièrement déroulé. La pluie est pénétrante, nous restons bien abrités derrière la capote.
Vers 11 heures le soleil émerge enfin des nuages et c’est sous un chaud soleil que nous remontons le cheminement du Grand cul de sac marin encombré à son habitude des nombreux casiers de pêche.
Cette fois, nous ne nous laissons pas prendre, notre vigilance détournant tous les pièges des pêcheurs.
Nous complétons les pleins d’eau et de carburant et prenons la bouée N° 39.
Nous attendrons ici la venue fin mars d’Alexandre, Jérôme et Marie.
Petites visites à nos amis de bateau qui nous attendaient avec impatience, Gabriel et Geneviève, Philippe et Janny, Loulou et Françoise, Thierry et Mado. Nous les retrouvons avec beaucoup de plaisir et d’émotion. Cela fait déjà presque 2 mois que nous avons quitté la Martinique pour les iles du sud. 
Décidément, que le temps passe vite sous le soleil des Antilles !

Le Marin depuis le mouillage

Depuis notre bouée

Autre vue du mouillage du Marin

mercredi 12 mars 2014

Rodney Bay à Ste Lucie



mardi 11 mars 2014
Départ ce matin de bonne heure, nous avons une longue étape pour rejoindre Rodney Bay tout au nord de l’ile de Sainte Lucie, 56 miles et 10 heures de navigation.
Hier nous avons fait les formalités de sortie de Saint Vincent les Grenadines à la douane de Wallilabou puis à Barrouallie, village distant de quelques kilomètres, pour les formalités d’immigration.
Rencontrés au bureau de douane, nous avons fait le trajet en taxi accompagnés de Claude et Yvon, couple canadien qui voyage sur son catamaran. Nous passerons ensemble la soirée au restaurant le « Wallilabou Anchorage ».
Le trajet jusqu’à Rodney Bay se passe idéalement, 10-12 nœuds à l’abri des iles de St. Vincent et de Ste. Lucie, 10-15 nœuds d’Est dans le canal de St. Vincent, houle d’Est 1 mètre.  Un régal, nous aimerions que ces conditions perdurent le reste de notre séjour.
Irène repèrera même une tortue nageant à la surface, ainsi que l’aileron et la queue de ce qu’elle reconnaitra comme un requin.
A 16 heures 30 nous prenons le mouillage dans cette immense baie. De nombreux bateaux y sont déjà ancrés, mais nulle sensation de multitude tant cette baie est vaste.

Claude et Yvan les Canadiens

Philippe et Irène les Français

Pigeon Island à Rodney Bay

Le mouillage de Rodney Bay

DIONYSOS au mouillage

Autre vue du mouillage de Rodney Bay


lundi 10 mars 2014

Wallilabou Bay



Dimanche 09 mars 2014.
Départ à 8 heures 30 de Port Elisabeth à Béquia, où nous venons de passer 3 jours, pour Wallilabou sur l’ile de St. Vincent.
C’est sous la pluie que nous terminerons cette navigation. 
16 milles et 3 heures plus tard, nous enroulons la pointe sud de de Wallilabou Bay pour rentrer dans cette baie totalement encerclée par des collines abruptes plongeant dans la mer.  Bon abri par tout temps.
Comme à l’accoutumée nous sommes accueillis par un boat boy qui nous propose une bouée.
Nous payerons 20 EC pour sa prestation. 
L’étrave est attachée à la bouée, la poupe reliée par une longue aussière au quai délabré qui a servi de décor à un film célèbre.
Tout ici respire « Pirate des Caraïbes ». C’est l’attraction principale du lieu.
L’esprit de Johnny Depp est présent partout. Tout le monde dit l’avoir connu ou côtoyé, chaque bar fait référence à la piraterie et aux pirates.
Kelly, le jeune boat boy nous dit avoir joué dans le film, il figurait un jeune pêcheur sur sa barque.
Comme à l’accoutumée, pas même terminé d’accoster, une multitude de locaux sur des barques à rame viennent nous proposer fruits et légumes, langoustes, colifichets made in china, certains demandent avec insistance de l’argent ou une bière sans rien proposer en échange.
Nous commençons à être lassés de cette façon de faire ou le blanc de passage avec un bateau est un pigeon à plumer. Ce n’est pas dans nos habitudes d’européens, il faut savoir garder son calme et sa bonne humeur.
A la sortie du restaurant local, qui a servi de décor au célèbre film, un local assis sur une chaise en plastique en bout du ponton, se présentera comme assurant la sécurité des bateaux au mouillage, moyennant finance évidemment. Nous lui répondrons que la police est faite pour préserver la sécurité et qu’il n’est nul besoin de quelqu’un pour surveiller les bateaux. Il rangera sa lampe longue portée et quittera les lieux.
Certains décors sont encore en place, en particulier une maison entièrement reconstituée, des canons, les fûts sont vrais les supports et les roues sont factices, en béton peint. Un petit musé est ouvert qui retrace succinctement les divers acteurs et certaines scènes du film. On s’y croirait.
Le restaurant propose des menus certes un peu chers, mais de bonne qualité. Nous nous laisserons tenter et y prendrons notre repas du soir à la table où à mangé le célèbre acteur. J’ai l’impression que toutes les tables sont celles de Johnny Depp…

Kelly le boat boy acteur

Arrivée à Wallilabou Bay

Le ponton où se joue une partie du film

Nous sommes bien à Wallilabou

La maison, un simple décor

Une petite rétrospective sur le film et les acteurs

L'envers du décor, un échafaudage

La potence encore en place

Devant la taverne

Les canons

Wallilabou

Retour au bateau

Une petite explication du film

Attention pirate

On se laisse pas impressionner par les pirates

Mais alors pas du tout impressionner!

mardi 4 mars 2014

Le carnaval de Cariacou



lundi 3 mars 2014
Nous sommes arrivés à Tyrell Bay sur l’ile de Cariacou samedi dans l’après midi.
20-25 nœuds de vent et mer agitée entre les iles, comme d’habitude.
Nous rencontrons l’équipage du catamaran CERISE dont le couple Jérôme et Stéphie  voyagent avec leur deux enfants.
Ils nous ont fait savoir que ce lundi c’est carnaval à Hillsborough avec défilé dans les rues.
Nous prenons donc le taxi collectif et nous rendons à la capitale de Cariacou.
La rue principale est condamnée et laissée aux carnavaliers qui défilent bruyamment, et le mot n’est même pas approprié.
Des enceintes énormes sont montées sur des camions qui avancent très lentement, elles diffusent de la musique créole à donf. A donf, le terme est encore faible. Les basses font trembler toutes les maisons, les rues et nos estomacs.
Les gens sont entièrement peints à l’huile de vidange, ou enduits de peinture bleue ou rouge. Ils se trémoussent au rythme de cette musique, la bière « CARIB » à la main, l’alcool fait son effet.
Vers midi, lorsque le soleil se fait plus ardent, tout ce beau monde va se nettoyer et se tremper dans la mer toute proche, le défilé est terminé, la rue est rendue à la circulation.
C’est chaud, très chaud le carnaval de Cariacou. 

L'équipage de Cerise

Gauloise peinte à l'huile de vidange

De l'huile, beaucoup d'huile, ne pas s'approcher

Costumes magnifiques

Un homme-trois femmes

Un homme-une femme

Musique à donf

Une femme-Une femme

Un petit arrêt pendant le défilé

En bleu, en noir..

Camion chargé de la sono

Sous l’œil de la police, et ils ne rigolent pas

Un petit nettoyage, la mer est teintée.

lundi 3 mars 2014

Friday fish



vendredi 28 février 2014
Ce soir nous sommes encore de sortie.
Tous les vendredis soirs, les pêcheurs locaux de Gouyave créent une grande animation dans les rues de ce petit village côtier de Granada. Ils profitent de l’occasion pour vendre dans les stands ouverts leur pêche et leur production.
A 18 heures, avec l’équipe de joyeux lurons, Bernard, Annick, Christian, Véronique, Claire et nous deux, nous prenons un mini bus réservé la veille, et nous voila partis pour près d’une heure et demi sur les sinueux chemins côtiers de l’ouest de l’ile.
A mis parcours, et en pleine campagne, le chauffeur quittera le volant du minibus pour l’échanger avec un chauffeur de camion transportant des bouteilles de gaz arrivant en sens inverse. Pas banal comme technique de relais de conduite, mais nous sommes aux Antilles et rien ne doit nous surprendre.
Nous entrons dans le village de Gouyave à la nuit déjà bien tombée. Le centre est condamné et occupé par des stands où sont proposés tout un tas de plats savoureux à base bien évidemment de poissons et crustacés.
Nous nous installons à la table d’un stand proposant des beignets de poissons et des langoustes grillées énormes.
Le cuisinier nous présente la bête vivante et la plonge du même geste dans une marmite d’eau bouillante installée sur une gazinière. La pauvre bête essaie bien de s’évader de ce chaudron d’enfer, mais toute tentative sera veine, le cuisinier posant sur la marmite le couvercle fatal. Les antennes et une patte continueront à s’agiter un moment, puis la bête sera terrassée par la température, nous pouvons passer à table.
Une demi langouste chacun, c’est largement suffisant vu la taille des animaux. Avec la boisson et des beignets de poisson nous payerons 60 $EC par personne, soit moins de 20 euros.
Des musiciens percussionnistes sont  installés sous un chapiteau sommaire, ils se donnent à fond dans ces rythmes entrainants.
Vers 23 heures, retour au mini bus et à Prickly Bay par la même route sinueuse qu’à l’aller. Le chauffeur du mini bus et son aide, devaient trouver le temps long en nous attendant, car ils semblaient passablement éméchés. L’aide fera même arrêter le mini bus dans un village traversé pour acheter une autre bière qu’il boira d’un trait.
Nous sommes bien aux Antilles et même l’alcool au volant ne semble pas un problème. « No-problém… »
De retour au chantier, nous disons au revoir à nos nouveaux amis, car demain nous reprenons la mer, direction Carriacou, remontée vers la Martinique et le nord de l’arc Antillais.
Nous les retrouverons certainement car nos parcours sont similaires, certaines escales sont incontournables pour les navigateurs faisant un tour de l’atlantique.
Annick rentrera bientôt en France et ne poursuivra pas le voyage avec Bernard sur les autres iles des Antilles. Elle  retiendra ses larmes avec difficulté lorsqu’elle embrassera Irène.
Les embrassades et les poignées de main sont chaleureuses et empruntes d’une forte émotion. Nous avons partagé des moments intenses de convivialité et d’amitié, en toute simplicité, sans faux-semblant, dans le seul but de se divertir et faire oublier les ennuis incontournables de chacun.
Une escale qui nous marquera.

Dans le mini bus, bonne ambiance

Toujours dans le mini bus



On nous présente la bête

La même bête peu de temps après

Un peu d'exercice physique avant d'attaquer les langoustes

Bon appétit mesdames

Dégustation avec voracité

Crème glacée artisanale

Après le repas, dans les rues de Gouyave

Retour à la marina en mini bus