mercredi 18 septembre 2013

Descente le long des côtes Espagnoles


Nuit du 14 au 15 septembre 2013.

Toute la journée du 14 septembre la météo à été clémente, même si le vent manquant à l’appel nous a obligés de laisser le moteur en marche.
Le cap Béar franchi, puis le cap Créus, le vent s’est levé, évidemment un vent du sud force 4-5 bf, en plein de face, qui nous a obligé même grand voile arrisée à 2 ris et génois enroulé à garder le moteur en marche pour garder un semblant de route.
Très vite la houle de sud s’est levée elle aussi, 1.5m à 2m, de face, transformait l’étrave alourdie de DIONYSOS en sous-marin périodique. Le bateau tapait dans les vagues, et faisait peine à entendre, même en changeant légèrement de cap afin de tenir une route plus confortable.
Vers 5 heures du matin nous décidons de nous dérouter vers le port de Sant Feliu de Guixols, dans lequel nous rentrons à 6 heures du matin, fatigués et hagards.
Un marinero nous aide à nous amarrer, ce que nous apprécions particulièrement.
La nuit fut courte mais réparatrice, et c’est à plus de 11 heures que nous émergeons de notre couchette. Reposés cette fois après cette première nuit éprouvante et la tension de la matinée.
Nous ne repartirons de Sant Feliu que le lundi 16 septembre.

DIONYSOS et Philippe au port de Sant Feliu de guixols

Irène et son avant bras gonflé

















Au lever, Irène ressent une démangeaison sur son avant bras droit qui commence sérieusement à enfler.
Cela ressemble à des piqures d’araignée, et à l’allergie qui s’en suit fréquemment.
Toute la journée du dimanche sera mise à profit pour refroidir l’œdème à l’aide de sacs mis au réfrigérateur et à l’application d’une crème antiallergique.
Le soir le gonflement semble stoppé, ce qui sera confirmé le lendemain lundi.


Le départ


Samedi 14 septembre 2013

Lever à 7 heures, tout est prêt pour le départ ce samedi. Un marin ne prend pas la mer un vendredi, de surcroit un 13, le COSTA CONCORDIA avait commis cette erreur fatale en ne respectant pas cette superstition.
Nous ne défierons pas les dieux de la mer et DIONYSOS ne défiera pas POSEIDON, on ne sait jamais…
Mais à notre grande surprise, les amis du port ne nous ont pas laissé partir en catimini.
A 8 heures tout le monde était là, venu même spécialement de Toulouse ou d’Albi, pour nous souhaiter bon voyage.


Un déjeuner improvisé sur le quai


Mon frère Gaby, Pierre et Chantal, Rolland et Marie-Chantal, Georges et Françoise, Alain, Josy et Jeannot, Flo et Thérèse, Jérôme et Marie, Anne-Marie, Jean-Paul, tous étaient là pour prendre avec nous un déjeuner improvisé sur le quai du bassin II.
Tous ceux qui ne pouvaient être là, Alexandre, Jean-Jacques, Christian, Lolo, et Gervaise …tous nous ont laissé un petit mot de sympathie et d’encouragement sur le portable.
Sacré esprit d’équipe dans le milieu hospitalier.
"Les reflexions personnelles sur la solidarité que l'on dit avoir dans l'établissement où je travaille semblant avoir éveillé chez mes collègues une véritable incompréhension et indignation, relayées, comme à leur habitude par certains qui n'ont de toute évidence rien compris, ce passage a été suprimé".
Les chocolatines, les croissants et le café préparé à la hâte ont accompagné les embrassades versées de quelques larmes.
Un moment de grande émotion pour tout le monde, pour ceux qui partent, mais aussi pour ceux qui restent sur le quai.
 Les amarres sont larguées par Georges et Françoise, et après avoir rapidement terminé le plein de carburant aux pompes de la capitainerie, nous embouquons le chenal du Grazel vers la sortie du port de Gruissan accompagnés d’ EREBUS.. qui, pour l’occasion, embarquait à son bord la troupe bruyante et émue des parents et amis qui nous  accompagneront sur quelques miles à la sortie.
 






 
 
 
 
 
 
 
 
Après plusieurs longs coups de corne de brume et des banderoles agitées le long des filières, nous les avons vu faire lentement demi-tour, et s’éloigner de DIONYSOS qui filait maintenant plein sud vers les fameux cap Béart et cap Créus, nos petits caps Horn de la Méditerranée.
Nous sommes seuls, et l’aventure, notre aventure, commence réellement maintenant. La pression de ces derniers jours retombe lentement.





 





mardi 17 septembre 2013

Le chargement du bateau


L’avitaillement de DIONYSOS continue, et tous les équipets et fonds sont pleins. On ne peut plus rien rentrer.

Le tri des vêtements

Le plein des équipets

C'est vraiment plein

Même dans les fonds, plus de place

lundi 9 septembre 2013

Coincoin, le canard voyageur

Coincoin est un canard avide d'aventures et de grands voyages.
Son histoire est originale et marquée par les grands espaces.
Il est né d'une rencontre entre Rolland, qui effectuera la traversée Cap vert-Antilles avec nous, et une famille de Mongols, (gens de Mongolie), qu'il avait invitée sur son bateau EREBUS.
Cette famille du centre de l'Asie qui vit au milieu des immenses steppes n'avait jamais vu la mer, elle avait été surprise que tant d'eau puisse exister sur terre.
Irène et moi les avons connus sur le bateau de Rolland.
Ils nous ont raconté qui ils étaient, leur vie, leur coutumes, le tout traduit en un parfait Français par la fille de cette famille, étudiante dans une grande école de Paris.
En cadeau, ils ont offert Coincoin à Rolland pour le remercier de cette journée qui fût pour eux une découverte extraordinaire.
Coincoin était donc chargé de surveiller EREBUS tout en nageant à proximité.
Comme il avait rempli cette tâche avec fidélité et dévouement, pour le changer des eaux du port de Gruissan, Rolland décida d'offrir à Coincoin un grand voyage en l'amenant sur des eaux plus vastes que celles de la Méditerranée.
Il nagerait donc sur l'atlantique et sera rendu à la liberté au beau milieu du parcours.
Comme Coincoin ne pourra pas raconter lui même son aventure (c'est un canard), Rolland lui à confié une missive à l'intérieur d'une bouteille hermétiquement scellée.
Si vous rencontrez Coincoin par le plus grand des hasards, réservez lui le meilleur des accueils, c'est un grand voyageur, et il aura certainement de grandes aventures à vous compter....

Coincoin et sa missive

Coincoin prend la pose

Un gros canard

L'avitaillement

Ce weekend du 07 et 08 septembre, nous commençons à avitailler le bateau et charger tout ce dont nous aurons besoin.
Les besoins sont nombreux et un choix doit être fait sur ce qui est important d'avoir et que nous emporterons, et ce qui l'est tout autant, mais que nous n'emporterons pas.
Nous commencerons donc par embarquer l'essentiel.
Et même, en ne prenant que l'indispensable, ça ne rentre pas dans les volumes et définitivement restreints du bateau.
Une grande partie du chargement amené ce weekend là au bateau sera ramené à la maison, entre autre beaucoup de vêtements qui seront achetés sur place si nécessaire.

Commencement du chargement

Une petite partie de l'avitaillement

vendredi 6 septembre 2013

Le vestiaire

Le choix des vêtements à emporter n'est pas simple non plus.
- Le départ devrait se faire sous un climat plutôt tempéré, donc des vêtements chauds pour la nuit, mais des légers pour la journée.
- Puis lors de la traversée les températures devraient régulièrement remonter, donc vêtements plus légers.
- Aux antilles, sous le soleil des tropiques, de simples shorts et teeshearts devraient amplement suffire.
- Pour le retour, la remontée vers le 40ème parallèle devrait être plus froide. Fini la douce chaleur des Antilles, les vêtements chauds seront de mise.

Il faut donc embarquer tout ces vêtements en nombre suffisants dans l'espace réduit du bateau.
Les lessives ne seront pas des plus aisées lors des grandes traversées, pour ne pas dire impossibles, surtout si la pluie et l'humidité sont de la partie.
Le tri des vêtements


La pharmacie du bord

Pour une traversée de l'atlantique, où nous devrons être en autonomie totale pendant près de 3 semaines, la pharmacie du bord doit être des plus complètes et pouvoir répondre à tous les petits ou gros bobos qui pourraient intervenir.
Pour cela nous avons pris l'attache du centre de consultation médicale en mer (CCMM) à Toulouse Purpan qui gère l'ensemble des interventions en mer.
Le CCMM nous a fourni une liste des plus exhaustives, du moins je l'espère, qui devrait nous permettre de soigner l'essentiel des maux et blessures que nous pourrions contacter ou subir en mer.
 
La liste est longue, et grâce aux conseils avisés, argumentés et longuement commentés de notre ami François, nous avons acquis l'ensemble des médicaments et matériels préconisés.
Toujours sur les conseils de notre ami François, nous avons trouvé l'ensemble de ces médicaments dans une pharmacie de Toulouse, où le pharmacien, personnage totalement atypique, tient son échoppe en fumant tranquillement son énorme cigare.
Un pharmacien qui, lui aussi, rêve de grand espaces et de liberté derrière son comptoir enfumé.
 
Une pharmacie complète


Des médicaments rangés par patologies


lundi 17 juin 2013

Le montage des panneaux solaires

Ce weekend, 15 et 16 juin 2013, les 2 panneaux solaires de 140 w chacun ont trouvé leur place sur le portique de DIONYSOS.
Ce n'est pas sans mal que nous avons pu faire réaliser les quelques soudures des supports de panneaux sur le portique.
Elles ont été faites par un chantier de Gruissan, qui se disait compétent dans ce genre de prestation. En réalité les 32 cm de soudure ont été bâclées, réalisées par un débutant en la matière, tout juste passivées, même pas poncées ni polies, et tous cela pour un prix astronomique qui ramène le cm de soudure à plus de 10 euros.
En bref nous étions vraiment en colère contre ce chantier qui perd de ce fait un client assidu.
Malgré mon humeur sombre, les panneaux sont montés et fonctionnent parfaitement après quelque gymnastique sur le balcon arrière et quelques vis tombées immanquablement dans les eaux troubles du port.
Ils devraient produire 180 ampères en escomptant 8 heures de soleil par jour, du moins nous l'espérons.
Cela devrait couvrir une bonne partie de notre consommation électrique durant notre voyage.

Les panneaux solaires en place

Le régulateurs dans le coqueron arrière
 

DIONYSOS avec ses panneaux solaires

dimanche 21 octobre 2012

La confection des pavillons de courtoisie

Pour pouvoir aborder et visiter toutes ces iles des Antilles, il nous faudra les divers pavillons de courtoisie des pays que l'on doit arborer dans les barres de flêches.
Un rapide tour sur les divers sites internet qui en proposent nous décide pour une fabrication maison.
Irène achète un coupon de coton blanc de faible grammage dans une grande surface de tissus, et le papier transfert pour tee-shirt.
Nous les fabriquerons donc à l'imprimate et à la machine à coudre.
Tous ces pavillons restent du plus bel effet et suffiront certainement à aborder les côtes en attendant de pouvoir en acheter sur place le cas échéant.



Les Canaries


Antigua et Barbuda
 


Une partie des pavillons


L'iridium

Pour assurer notre sécurité et pouvoir capter la météo en mer, nous avons opté pour l'IRIDIUM 9505A et son programme associé SKYFILE.
Sur les divers forum, il semble que cette solution soit appropriée à notre voyage et à ce que nous envisageons de faire.
Je me met donc en quête de ce matériel sur internet et je consulte régulièrement les annonces sur le bon coin, Hisse-et-oh, ou STW.
Et puis un jour, j'en découvre un sur les annonces de Hisse-et-Oh, qui me paraît intéressant.
Je contacte le vendeur et nous fixons rendez-vous en fin de semaine chez lui.
Je connais parfaitement cette région de la vallée de l'Aude, près de Limoux, car j'y ai exercé pendant plusieurs années.
Nous rencontrons un couple de viticulteurs des plus sympa, lui bonhomme et les yeux pétillants, toujours en train de rire, elle répondant à ces rires par la même bonne humeur. 
Après avoir mis leurs vignes en fermage, ils rentrent d'un périple de 3 ans avec leur fille alors âgée de 4 ans sur un BAVARIA 36 en passant par le Brésil, la Guyane et les antilles.
Ils nous présentent le matériel qu'ils ont à la vente et nous racontent leurs aventures avec passion et une pointe d'envie pour ce que nous allons entreprendre et qu'ils ont connu.
Ils nous remettent l'IRIDIUM avec un pincement au coeur non dissimulé, en nous avouant que leur rêves semblent partir en morceaux en même temps que le matériel dont ils se séparent. 
Les pieds fermement sur terre et bien ancrés dans cette terre aride de la haute vallée de l'Aude où pousse la vigne qui donnera la célèbre blanquette de Limoux, ils savent que le voyage est terminé, pour l'instant, que l'éducation de leur fille maintenant âgée de 7 ans est une priorité,et qu'il est impératif de se remettre à l'ouvrage pour refaire, qui sait peut-être un jour, la caisse du bord.
Nous échangeons nos adresses et leur donnons les coordonées de ce blog pour qu'ils puissent nous suivre dans nos aventures.
Nous les  partagerons volontier avec eux.........

L'IRIDIUM