mercredi 6 octobre 2021

Le port de Garrucha

mercredi 06 octobre 2021

Le port de Garrucha, c'est plus de sept millions de tonnes de gypse, qui a la plus forte charge de ce minéral en Espagne

Le plâtre sorbas, qui a été exporté principalement via le port de Garrucha pendant près d'un demi-siècle, est devenu ces dernières années l'une des activités économiques les plus lucratives de la province. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: le quai commercial de Garrucha  a exporté 7.1 millions de tonnes de ce minerai en 2020 et dans une moindre mesure du calcaire, des pouzzolanes, du marbre concassé et du gravier, avec une croissance de 7.6% par rapport à l'année précédente.

Les plus de sept millions de tonnes de vrac solide de Garrucha rapportent une activité annuelle d'environ 45.5 millions d'euros, uniquement due à l'activité extractive, compte tenu du fait qu'à ce jour, la tonne de gypse espagnol s'échange autour de 6.5 euros.

Effectivement un ballet incessant de camions déversent leur cargaison sur les zones de stockage avant d'être repris par d'énormes chargeurs qui envoient les minerais dans de gigantesques cargos.

Cargo à quai qui vient d'être chargé

Les remorqueurs le prennent en charge

Ca fume dur

2 remorqueurs pour l'éloigner du quai

Petit à petit le cargos s'éloigne du quai

On tire, on pousse

Et puis le cargo s'éloigne

Prêt à partir pour sa lointaine destination


dimanche 3 octobre 2021

Carthagène

 Samedi 02 octobre 2021

A 8heures, nous levons l'ancre, direction Carthagène. Nous irons au port qui accueille des bateaux de passage depuis plusieurs milliers d'années. En effet, un coup de vent de sud-ouest est prévu dimanche et lundi. Nous prenons donc une place dans ce port qui accueille une base navale avec ses bateaux de guerre, un port de commerce, un port de passager et un port de plaisance.

Nous sommes bien amarrés, le vent peut souffler.

Coup de vent en cours, quand c'est rouge, c'est pas bon

En mer, transbordement de thons

Des fermes aquacoles

Arrivée à Carthagène

Irène en haut du mat récupère l'émérillon

Christophe Colomb nous a devancé

Dionysos à son poste d'amarrage

Paquebot de croisière

On fait la lessive

Au sèche linge

En attendant que ça sèche

On attend



Santa Pola

 Vendredi 01 octobre 2021

Aujourd'hui, c'est le premier jour de retraite pour Irène. A partir de ce jour, elle ne fait plus partie du personnel des Hôpitaux de Toulouse, mais de la grande famille des pensionnés après une longue carrière au service des malades. Elle est heureuse et envoie des SMS à ses anciennes collègues pour leur annoncer.

Direction le mouillage de Santa Pola, encore plus au sud.

Nous ferons tout le trajet au moteur car le peu de vent que nous avons, arrive directement dans le nez.

Nous ancrons vers 17 heures devant la plage de la station balnéaire dans 4,40m d'eau sur un fond de sable et d'algues de bonne tenue. 

Nous passerons une excellente nuit, quoique un peu rouleuse, mais c'est une habitude chez les Blancs. Cette nuit nous aura permis de récupérer et soulager nos membres endoloris.

Faut pas rentrer bourré chez soi le soir

Des villas au raz de la falaise

Les sangles qui ont cédé

Petit apéro devant Santa Pola

Notre position sur la carte




Il y a des jours comme ça ou rien ne va

Jeudi 30 septembre 2021. 

Nous quittons le port de Valence qui est un port industriel immense. Sans cesse, nuit et jour, par dizaines de front, des camions entrent et sortent du port pour charger ou décharger des conteneurs. Une grande partie des marchandises arrivant ou partant pour toute planète transitent par ici. C’est un ballet incessant. 
Je me demande bien comment pourra se faire la fameuse transition écologique avec l’arrêt des véhicules aux énergies fossiles quand on voit ce qui se passe réellement. 
Un rêve d’écolo porté par Greta, une pauvre gamine donnée en pâture à une cause perdue…. 
14-18 nœuds de vent de NE, Dionysos marche à merveille, 8,9 nœuds au lock. Et puis, tout d’un coup, le génois descend, tout doucement d’abord, puis plus rapidement et tombe dans l’eau sur tribord. Instant de panique, que se passe-t-il? 
Nous nous efforçons de remonter cette immense voile remplie d’eau à bord du bateau. C’est une opérations qui va nous demander plus d’une demie heure d’efforts. Mais en les conjuguant, nous arrivons à lover l'immense génois le long des filières. Ce sont les sangles du guindant qui ont cédées, et bien sur dans la partie haute, il faudra donc monter au mat pour récupérer l’émerillon, ce qui est inenvisageable en mer. Pour ajouter un peu à la confusion, Irène qui a voulu aller chercher l’appareil photo à l’intérieur du bateau, rate une marche de la descente et se fait mal à un bras et une fesse. Elle en sera pour 2 gros hématomes et des douleurs. A 16h15, nous arrivons enfin à notre destination, la punta Sardinera qui est équipée de bouées gratuites. Mais au moment de nous accrocher à l’une d’elles, ma main droite se coince entre la chaîne de la bouée, le cordage que j’étais en train de mettre et les filières du bateau. Grosse douleur car le bateau tirait de toutes ses forces sur l’amarre. La main bien écrasée et endolorie, nous arrivons enfin à prendre un peu de repos dans ce super mouillage où nous étions seul, et nous comprendrons pourquoi le lendemain. Ce mouillage est très rouleur.


On a remonté le génois à bord

Nous poursuivons sous trinquette et GV

Essai de couture, c'est vraiment trop dur

Le mouillage de la Sardinera

Magnifique mouillage avec bouées gratuites

Un mouillage magnifique, nous sommes seuls

Superbe

A la bouée

Départ de la Sardinera

Lever de soleil

Le même soleil, un peu plus tard

Départ au lever du soleil


mardi 28 septembre 2021

Valence, la moitié du parcours jusqu'à Gibraltar

 27 septembre 2021

Départ de Benicàsim pour le port de Valence. 41 miles à faire, nous le ferons en un peu plus de 6h.

Nous nous annonçons au port de Valencia Mar ou nous sommes accueillis par 2 marinéros très sympas, un parle français, ce qui est plus facile pour nous. Mais nous nous efforcerons à parler espagnol pour parfaire notre diction. Ce sera apprécié par nos interlocuteurs.

Vers 16h nous nous rendons à la capitainerie du port qui se trouve juste en face de notre emplacement.

3 personnes se tiennent derrière un long comptoir. Le premier nous dit que c'est la personne à sa droite qui va s'occuper de nous et faire les papiers nécessaires. S'occuper de nous, c'est vite dit. Une blonde plantureuse aux ongles démesurés tape sur son ordinateur. Nous attendons. Elle lève la tête et s'adresse à nous derrière la vitre de protection, ici aussi le COVID 19 impose des protections, marmonne dans son masque des mots que nous ne comprenons pas. Voyant notre mine interrogative, elle répète sur le même ton, sans doute les mêmes mots. Elle ne monte même pas le ton de voix, en bref elle ne fait aucun effort pour nous accueillir. Mais que fait elle dans ces bureaux? C'est la personne à sa gauche qui à chaque fois nous traduit ses paroles. 

Peu importe, nous sommes à Valence, moitié du parcours jusqu'à Gibraltar. Nous y resterons jusqu'au 30 septembre pour visiter et faire un peu relâche.

Cargos devant Castellon de la Plana

Bateaux de pêche rentrant vers Castellon

Fermes piscicoles en pleine mer

Fermes piscicole, là, faut pas y aller

Nous arrivons à Valence

Petits bateaux amarrés sur le canal

Vue nocturne depuis la marina

Valence est un grand port de commerce


Benicàsim

 26 septembre 2021

Direction le mouillage de Benicàsim.

Nous avions envisagé de rallier directement le port de Valence, mais l'étape semblait trop longue, il nous aurait fallu partir avant le jour pour arriver de nuit à Valence. (Pas le Valence de la Drôme, mais bien celui en Espagne, faut suivre un peu). 

Nous ferons donc étape au mouillage de Benicàsim qui coupe en 2 cette longue navigation.

Nous y arriverons vers 14h30. Nous sommes le seul bateau au mouillage, hormis les 2 ou 3 petits bateaux à moteur venus passer la journée.

Et vers la tombée de la nuit, évidemment, les bateaux arrivant des Baléares commencent à arriver. L'instinct grégaire du plaisancier fait son œuvre, et bien sur nous nous retrouvons avec des bateaux qui viennent planter leur ancre à côté de nous dans cette baie immense. Si un bateau est mouillé là, c'est que l'endroit doit être sur...S'ils savaient que nous avons mouillé ici pour la première fois, et tout à fait au hasard. Mais bon, comme le mouillage est rouleur en cette fin de journée avec tout les jet-skis et les bateaux à moteur, ils lèvent bientôt l'ancre pour aller au port. 

Nous passerons la nuit en compagnie d'un gros trimaran qui s'était mis à bonne distance. 

Nuit calme pas de roulis.

La côte est très construite

Beaucoup de constructions tout le long

Au mouillage de Benicàsim

Au mouillage 


Sant Carles de la Rapita

 25 septembre 2021

Nous partons de bonne heure de Roda de Barà direction Sant Carles de la Rapita.

Nous avions souvent entendu parler de Sant Carles par Rolland qui y a fait escale plusieurs fois et avait particulièrement apprécié cet endroit.

Sant Carles de la Rapita est lové dans une lagune du delta de l'Ebre, un des principaux fleuves d'Espagne. Le delta est étendu et ses eaux peu profondes particulièrement dangereuses. De nombreuses épaves nous rappellent qu'il faut se tenir loin de la côte très plate. De plus, de nombreux filets de pêcheurs compliquent la navigation devant ce delta. Nous passerons toute la journée à slalomer entre les bouées, filets et autres casiers. 

Nous arrivons à la nuit tombante dans cette lagune très calme. Une excellente nuit en perspective.

Départ de Roda de Barà

Mer calme, pas de vent, au moteur

Fait pas chaud, l'été est fini

Le soleil se lève sur une mer calme

Mer calme